Le Parti québécois chiffre à 130 millions de dollars son projet de référendum
L’enveloppe couvre la préparation et l’organisation d’un scrutin envisagé en 2029 ou 2030. Elle reste une proposition électorale, dont la réalisation dépendrait notamment des appuis parlementaires.
Le projet référendaire du Parti québécois possède désormais un premier chiffrage détaillé : 130 millions de dollars répartis sur trois exercices financiers. Paul St-Pierre Plamondon a présenté cette estimation à La Presse canadienne le 11 septembre, alors que ses adversaires réclamaient des précisions sur le coût de sa démarche souverainiste. [1]
Préparer avant de consulter
Le calendrier prévoit 10 millions en 2027-2028, puis autant en 2028-2029 pour des études et des consultations. Une commission itinérante travaillerait notamment sur une constitution provisoire. Les 110 millions restants seraient affectés à la tenue du référendum en 2029-2030. L’organisation du vote représente donc l’essentiel de l’enveloppe annoncée. [1]
Ces sommes restent un engagement électoral. Selon La Presse canadienne, le cadre financier complet est attendu le 15 septembre. Il permettra de situer cette promesse parmi les autres choix budgétaires du parti. [1]
Un budget ne suffit pas à déclencher le vote
TVA Nouvelles rapporte que St-Pierre Plamondon entend poursuivre sa démarche même à la tête d’un gouvernement minoritaire. Dans ce cas, il chercherait l’appui de députés souverainistes d’autres formations pour faire adopter la loi nécessaire. Le résultat électoral, puis la composition des soutiens à l’Assemblée nationale, pèseraient donc sur la réalisation de son projet. [2]
Le même média cite une estimation de 126,8 millions pour les élections générales du 5 octobre. Ce repère donne un ordre de grandeur, mais les deux exercices ne couvrent pas les mêmes opérations : l’enveloppe péquiste inclut des travaux préparatoires étalés sur plusieurs années. Une comparaison rigoureuse doit tenir compte de ce périmètre. [2]
L’annonce chiffre la démarche sans en régler les conditions. Le détail du financement et les appuis politiques restent à examiner pour juger sa réalisation possible. [2]
Angles comparés
Le parti répartit son estimation entre deux années de préparation et la tenue du vote. Ce montant décrit son projet électoral. [1]
Paul St-Pierre Plamondon défend cette dépense comme le coût d’une consultation sur l’avenir politique du Québec. [2]
En cas de gouvernement minoritaire, le chef péquiste chercherait des appuis souverainistes dans d’autres formations. [2]
Sources et documents
- [1] La Presse canadienne / La Voix du Sud ↗11 septembre 2026, 13 h
- [2] TVA Nouvelles ↗11 septembre 2026, 7 h 14