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États-Unis · Énergie

Diesel russe : Chris Wright défend l’accord au nom d’une désescalade

Le secrétaire à l’Énergie défend l’accord le 18 octobre; les dérogations restent celles du décret du 16.

Vue aérienne de quais et de conteneurs dans un port
Terminal à conteneurs à Singapour. Photo d’illustration du commerce maritime. CHUTTERSNAP · Unsplash License · Image redimensionnée; recadrage d’affichage.

Dossier reconduit le 20 octobre. Décret du 16 octobre et défense de l’accord par Chris Wright le 18.

Le 18 octobre sur ABC, le secrétaire américain à l’Énergie Chris Wright présente l’accord sur le diesel comme une incitation pour la Russie à réduire son effort de guerre. Cet objectif déclaré ne prouve pas que l’accord a réduit les combats. [17]

Volodymyr Zelensky a appelé le 17 octobre à soutenir l’application des nouvelles sanctions américaines, rapporte AP. Donald Trump a défendu sa décision le même jour, la présentant comme favorable aux États-Unis et au monde. Ces déclarations ne modifient pas le décret. [16]

Donald Trump a signé le 16 octobre un décret suspendant l’application de droits et de sanctions prévus par la loi Graham adoptée en septembre. Il invoque l’intérêt national et indique avoir transmis une justification au Congrès. [14]

La portée des dérogations

Les dérogations restent en vigueur jusqu’à une nouvelle décision. Le décret précise que les mesures prises sous les décrets antérieurs visés restent applicables : il ne lève donc pas toutes les sanctions contre la Russie. [14]

Une décision contestée

AP confirme cette décision, une semaine après l’accord annoncé sur le diesel russe. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal la critique, estimant qu’elle va à l’encontre des élus et des alliés européens. [15]

Reuters rapporte le 15 octobre une reprise des exportations annoncée par Moscou. L’agence cite un chargement d’environ 40 000 tonnes à Primorsk le 13 octobre, vers le Maroc, selon LSEG. [13]

La portée du constat

Ce chargement ne confirme ni toutes les livraisons annoncées ni une baisse durable des prix. [13]

Dans son rapport du 14 octobre, l’Agence internationale de l’énergie prévoit que les tensions sur le diesel persisteront en 2027. Elle estime improbable une reconstitution des stocks perdus avant le second semestre de 2027, hors variations saisonnières. Il s’agit d’une prévision, pas d’un calendrier garanti. [11]

CNBC rapporte aussi cette prévision dans un article du 14 octobre. [12]

Le 12 octobre, Volodymyr Zelensky a demandé aux États-Unis et à l’Europe d’accentuer la pression sur Moscou pour obtenir une véritable trêve énergétique. La présidence ukrainienne rapporte ses accusations d’attaques russes après l’annonce américaine du 11 octobre. [9]

Des positions encore divergentes

CNBC rapporte également ces déclarations et l’avertissement de Kiev : l’Ukraine riposterait si Moscou ne respectait pas la trêve. Selon ce reportage, qui cite Reuters, le Kremlin disait que les contacts se poursuivaient. Ces prises de position ne permettent pas de conclure que la trêve est respectée sur le terrain. [10]

Un communiqué du 11 octobre signé par sept sénateurs, démocrates et républicains, demande à l’administration Trump de renoncer aux importations de diesel russe. Les signataires estiment que la décision contrevient à l’interdiction votée en 2022 et dénoncent l’absence de consultation du Congrès. Il s’agit de leur position, pas d’un jugement. [7]

Le 12 octobre, Trump défend encore l’accord en invoquant l’aide aux agriculteurs et aux éleveurs, rapporte AP. La contestation parlementaire ne signifie pas que l’autorisation a été retirée. [8]

Trump annonce le 11 octobre une trêve énergétique russo-ukrainienne, rapporte AP. Kiev signale toutefois des attaques après cette déclaration. [5]

Une condition de réciprocité

Dans un entretien diffusé le 11 octobre par ABC, Volodymyr Zelensky se dit prêt à cesser les attaques contre les raffineries russes si Moscou cesse de viser les installations énergétiques ukrainiennes. Cette position est conditionnelle. [6]

Donald Trump a demandé le 10 octobre que l’Ukraine remplace Volodymyr Zelensky, rapporte Reuters. Ces propos interviennent après les critiques du président ukrainien contre l’accord sur le diesel annoncé la veille. [4]

Donald Trump affirme le 9 octobre avoir convenu avec Vladimir Poutine d’un approvisionnement en diesel russe destiné aux marchés américain et mondial. Il annonce plus de 300 000 tonnes immédiatement, puis 500 000 en novembre et un million par la suite. [1]

Des volumes annoncés

Il évoque trois millions de tonnes supplémentaires, selon l’état des raffineries. À cette date, l’annonce seule ne confirmait pas de livraison. [1]

Une autorisation délimitée

La licence générale 135 de l’OFAC, datée du 9 octobre, autorise certaines transactions liées au diesel russe jusqu’au 7 avril 2027 à 0 h 01, heure de l’Est. Elle comporte des exceptions concernant certains comptes publics russes; il ne s’agit pas d’une levée générale des sanctions. [2]

Des objections politiques

Reuters rapporte les critiques du président ukrainien Volodymyr Zelensky et du représentant républicain Don Bacon. Ils contestent l’assouplissement des sanctions alors que la guerre en Ukraine se poursuit. [3]

Des analystes interrogés ou cités par Reuters doutent qu’un tel accord suffise à maintenir durablement des prix plus bas. Une annonce d’offre supplémentaire et une baisse durable du coût du carburant restent deux résultats distincts. [3]

Angles comparés

Justification
ABC News

Wright invoque une incitation à réduire l’effort de guerre russe. [17]

Sanctions
Maison-Blanche

Dérogations à la loi Graham; anciennes mesures préservées. [14]

Prévision
AIE

La reconstitution des stocks reste incertaine avant le second semestre de 2027. [11]

Sources et documents