Trump promulgue la loi de sanctions contre la Russie et l’Iran
La signature du 18 septembre franchit l’étape présidentielle. Les mesures appliquées devront être suivies séparément.

Actualisation du 19 septembre : signature présidentielle confirmée le 18 septembre. Le veto à l’ONU décrit ci-dessous reste une procédure distincte.
Donald Trump a signé le 18 septembre la loi H.R. 5334, confirme la Maison-Blanche. Le texte autorise et élargit les sanctions, droits de douane et interdictions concernant la Russie, et prolonge des sanctions visant l’Iran. La promulgation est désormais confirmée. [8]
De la promulgation à l’application
Reuters confirme la signature et précise que les secteurs russes de l’énergie et de la défense, ainsi que les navires contournant les sanctions, sont visés. Le passage du texte au Congrès a précédé cette signature; les dispositions effectivement appliquées devront être suivies dans les décisions d’exécution. [9]
Le président de la commission des voies et moyens, Jason Smith, décrit un dispositif combinant sanctions financières et pouvoirs tarifaires. Son communiqué vise notamment des responsables et des institutions financières russes ainsi que les réseaux maritimes utilisés pour contourner les restrictions. Il met en avant les droits de douane comme moyen de réduire le soutien économique à la guerre. [2]
Le vote ne se résume pas à soutenir ou refuser des sanctions
Jennifer McClellan expose une objection différente : elle affirme soutenir des sanctions contre la Russie, mais refuse l’élargissement de l’autorité tarifaire présidentielle prévu par ce texte. Elle invoque l’incertitude économique et les conséquences possibles pour les consommateurs. [3]
Un vote négatif ne signifie donc pas nécessairement un appui à Moscou. Les déclarations de Smith et de McClellan montrent un désaccord sur les instruments et leur contrôle, même lorsque l’objectif de pression sur la Russie est partagé. [3]
La signature ne permet pas, à elle seule, de mesurer la pression économique obtenue ou un changement de position de Moscou. Les objectifs invoqués par les promoteurs doivent être distingués des effets observables. [9]
À l’ONU, un veto sur le suivi des sanctions contre l’Iran
Jeudi, la Russie et la Chine ont opposé leur veto à la proposition américaine de prolonger le mandat des experts de l’ONU sur l’Iran : onze voix pour, deux abstentions (Pakistan et Somalie), selon AP. [5]
Dans son explication de vote, l’ambassadrice britannique Sarah MacIntosh regrette le blocage. Elle rappelle le rôle des experts : aider le comité des sanctions à en surveiller l’application et lui fournir des avis indépendants. Elle affirme que les sanctions restent en vigueur malgré le veto. [6]
bne IntelliNews rapporte que Moscou conteste la légitimité du comité et du groupe d’experts, en rejetant la validité du rétablissement des sanctions en 2025. Cette position explique le désaccord russe; elle doit être distinguée de l’interprétation défendue par Londres. [7]
Le vote de New York concerne donc un mécanisme de suivi onusien. Il n’annule pas le vote du Congrès américain et ne constitue pas une levée des sanctions, selon l’explication britannique. Confondre ces procédures ferait disparaître leurs différences d’autorité et d’objet. [6]
Angles comparés
La Maison-Blanche confirme la signature du 18 septembre. [8]
Smith défend les sanctions et les leviers tarifaires. [2]
McClellan distingue son soutien aux sanctions de son opposition au texte. [3]
Sources et documents
- [1] Roll Call — John M. Donnelly ↗16 septembre 2026
- [2] House Ways and Means Committee — Jason Smith ↗16 septembre 2026
- [3] Représentante / Representative Jennifer McClellan ↗16 septembre 2026
- [4] Représentant / Representative Brian Fitzpatrick ↗16 septembre 2026
- [5] Associated Press ↗17 septembre 2026
- [6] Gouvernement britannique — explication de vote / UK government — explanation of vote ↗17 septembre 2026
- [7] bne IntelliNews ↗17 septembre 2026
- [8] Maison-Blanche / White House ↗18 septembre 2026
- [9] Reuters ↗18 septembre 2026